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Union internationale pour l'étude scientifique de la population | ||
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Comité sur l’avortement (2006-2009)
Appel à communications
Séminaire international sur la Mesure de l’incidence
de l’avortement, de la morbidité et de la mortalité
associées à cette pratique
Organisé par le Comité
scientifique de l’UIESP sur l’avortement
et le Centre sur la Population et le Développement (CEPED),
avec l'appui du CREDAL (UMR7169 CNRS-Université de Paris III
Sorbonne nouvelle)
Paris, France, 7-9 novembre 2007
L’objectif de ce séminaire est de susciter et de faire progresser la recherche sur l’incidence de l’avortement et sur la morbidité et la mortalité associées à cette pratique, en rassemblant des chercheurs dont les travaux portent sur différents aspects de cette question, et qui utilisent différentes approches et méthodologies. Ce thème de recherche constitue actuellement une importante priorité et, à ce stade, un échange scientifique sur cette question serait particulièrement bénéfique. Alors que les avortements à risque et la mortalité et la morbidité maternelles qui y sont associées sont une préoccupation croissante, une meilleure compréhension des avantages relatifs des différents schémas d’étude disponibles et des approches pour estimer la mesure de l’avortement et de ses conséquences sur la santé constituerait une avancée notoire et un apport précieux pour les chercheurs du monde entier, particulièrement dans les contextes où l’accès à l’avortement reste limité par la loi. De plus, dans les pays où la législation sur l’avortement a été récemment modifiée des recherches sont nécessaires pour mesurer l’impact de ces modifications sur l’incidence de l’avortement et de ses conséquences sur la santé.
La question de l’avortement étant socialement et politiquement sensible, il est généralement difficile de réaliser des recherches de qualité sur cette question, y compris sur son incidence. Le taux de sous-déclaration est variable mais le plus souvent élevé, que les données proviennent d’enquêtes auprès d’individus ou d’établissements hospitaliers, ou encore de statistiques officielles. Ce taux peut être élevé quel que soit le statut légal de l’avortement : cela a été montré dans différents contextes, qu’il s’agisse de pays où l’avortement est légal selon des critères très larges, de pays où l’avortement n’est autorisé que lorsque la santé physique ou mentale des femmes est menacée, ou seulement lorsque leur vie est en danger, ou bien de pays où il est totalement interdit. Il est pourtant essentiel, à bien des points de vue, de mesurer avec exactitude l’incidence de l’avortement et la morbidité et mortalité qui lui sont associées : d’un point de vue démographique parce qu’il s’agit d’un élément clé du contrôle de la fécondité et des grossesses non désirées ; d’un point de vue social pour plusieurs raisons, et notamment parce que la généralisation de la sélection prénatale du sexe peut modifier le sex-ratio ; du point de vue de la santé publique, parce que les avortements à risque contribuent de façon non négligeable à la morbidité et la mortalité maternelles ; et enfin, du point de vue des services de santé, parce qu’elle constitue un indicateur des besoins non satisfaits en termes de planification familiale, et des améliorations à apporter en termes d’accès à la contraception et aux soins post-avortement. Malgré les difficultés de mesure de l’avortement et de la morbidité et mortalité qui y sont associées, il est indispensable d’améliorer les méthodologies existantes.
Certaines méthodes d’estimation ont été
développées pour améliorer les mesures dans les
pays où l’avortement est limité par la loi, tandis
que d’autres sont utilisées dans ceux où l’avortement
est légalement autorisé dans de nombreux conditions. Ce
séminaire permettra aux chercheurs de présenter les résultats
des études les plus récentes sur l’incidence de
l’avortement et de la morbidité et de la mortalité
associées à cette pratique, de proposer des méthodologies
innovantes, d’évaluer les avantages et les inconvénients
des méthodologies existantes et de contribuer à l’orientation
des recherches à venir dans ce domaine. Il vise également
à renforcer la collaboration entre scientifiques et à
améliorer la coordination, mais aussi à favoriser, lorsque
c’est possible, l’intégration des différentes
approches de cette mesure.
Ce séminaire présentera des travaux provenant à
la fois de pays développés et de pays en développement,
avec pour objectif de rendre compte de l’état des recherches
dans différents contextes, qu’il s’agisse de pays
où l’avortement est largement autorisé, accessible
et pratiqué dans de bonnes conditions ou encore de pays où
l’avortement est le plus souvent pratiqué dans des conditions
dangereuses et où l’accès à l’avortement
sans risque est extrêmement difficile.
Le séminaire abordera les thèmes suivants :
• Incidence de l’avortement : les études présentant
de nouvelles méthodologies, les études empiriques utilisant
les méthodologies existantes, les études comparant différentes
méthodes d’estimation et/ou différentes approches
de la collecte de données, une évaluation des méthodologies
existantes, de leurs forces et de leurs faiblesses. Nous nous intéresserons
particulièrement aux études provenant de pays où
l’accès à l’avortement est limité par
la loi, aux études illustrant les limites, les avantages et les
difficultés liés à l’application de méthodologies
particulières dans certains pays, ainsi qu’aux études
contribuant au développement des méthodes de mesure de
l’incidence.
• Morbidité liée à l’avortement : les études présentant de nouvelles méthodologies, les études empiriques utilisant les méthodologies existantes, la mesure de la gravité des complications liées aux avortements ; la relation entre la morbidité et le type de méthode d’avortement, le type de structure ou de personnel et caractéristiques des femmes ; l’ampleur de la morbidité associée à l’avortement et qui n’est pas soignée ; l’évaluation de la pertinence des méthodologies existantes.
• Mortalité liée à l’avortement : les études présentant de nouvelles méthodologies ; les études empiriques utilisant les méthodologies existantes telles que la « méthode des sœurs », les techniques d’autopsie/d’audit verbales ; l’évaluation de la pertinence des méthodologies existantes et des méthodes d’estimation pour la mesure de l’avortement comme cause de décès.
• Facteurs associés à l’incidence des avortements à risque, de l’accès aux soins en cas de complications liées à l’avortement, et la gravité de la morbidité et de la mortalité liées à l’avortement.
• Problèmes méthodologiques particuliers qu’il est nécessaire d’aborder : par exemple, l’évolution des méthodologies actuelles pour permettre la mesure de l’impact des avortements médicaux sur l’incidence des avortements, la morbidité et la mortalité.
• Etudes évaluant l’impact des changements en matière de législation sur l’avortement (qu’il s’agisse d’assouplissement ou de restriction des conditions d’accès à l’avortement légal) sur : l’incidence de l’avortement, l’incidence de l’avortement à risque, le niveau de morbidité et de la mortalité associées aux avortements ; études sur la relation entre légalité et risque sanitaire lié à l’avortement, y compris des facteurs socio-culturels qui affectent l’accès à des structures pratiquant l’avortement sans risque.
Les communications pourront porter sur un pays en particulier ou une
comparaison entre plusieurs pays, sur des pays développés
ou en développement, et sur des approches quantitatives et/ou
qualitatives.
Ce séminaire international rassemblera des démographes,
des spécialistes en santé publique, des sociologues et
des anthropologues, ainsi que des chercheurs issus d’autres disciplines
souhaitant s’associer à cet échange des connaissances
les plus récentes sur la mesure de l’incidence de l’avortement
provoqué, et de la morbidité et de la mortalité
qui y sont associées.
Le Comité scientifique de l’UIESP sur l’avortement invite les chercheurs dans ce domaine à soumettre un résumé détaillé de 500-1000 mots en anglais (et si l’auteur le souhaite, une communication complète, à condition que celle-ci n’ait pas fait l’objet d’une publication auparavant) et à remplir le formulaire de candidature en ligne avant le 31 mai 2007
Date limite de soumission des résumés : 31 mai
2007.
Les candidats seront informés de l’acceptation de leur
proposition avant le 11 juin 2007.
Les participants devront soumettre leur communication complète
avant le 28 septembre 2007.
Le séminaire est limité à un maximum de 15 communications. Pour les communications rédigées par plusieurs auteurs, merci de faire figurer les noms des co-auteurs à la fin du résumé. Les communications devront être soumises par l’auteur qui sera présent au séminaire.
Les résumés doivent être soumis en anglais et l’anglais sera la langue de travail à cette réunion. Une traduction simultanée en français ne sera proposée que si les financements le permettent. Les communication complètes pourront être soumises soit en anglais, soit en français. Après le séminaire, les communications seront d’abord diffusées en ligne sur le site Internet de l’IUSSP réservé aux membres puis, dans un second temps, plusieurs alternatives seront envisagées pour leur publication.
Les financements pour ce séminaire sont pour l’instant très limités ; nous nous efforçons de recueillir des fonds supplémentaires mais nous ne sommes pas certains d’y parvenir. Nous encourageons donc les participants à rechercher personnellement des financements pour couvrir leurs coûts de participation au séminaire. Ceux qui sollicitent une assistance financière auprès de l’UIESP doivent l’indiquer au moment de la soumission de leur résumé en cochant la case adéquate sur le formulaire de soumission en ligne. Les candidats seront informés du soutien financier dont ils pourraient bénéficier avant le 15 août 2007.
Pour plus d’information, veuillez contacter Susheela Singh (ssingh@guttmacher.org).
Comité:
Présidente: Susheela Singh (Guttmacher Institute, USA);
Membres: Agnes Guillaume (Institut de Recherche pour le Développement,
France); Ali Mohamed Mir (Population Council, Pakistan); Friday Okonofua
(Women’s Health and Research Council, Nigeria); Sandy Garcia
(Population Council, Mexico).